Lundi 28 avril 2014, 9h30, gare Montparnasse. Tout le groupe des surfeurs est là, en maillot de bain, planche sous le bras, prêt à en découdre avec les terribles vagues des Landes et du Pays Basque. Après cinq heures de TGV pour s’échauffer, la déception est grande quand ils remarquent que la plage n’est pas ici, tout de suite après le parvis de la gare de Bayonne. Peu importe, avec courage, les dingues de la glisse font chauffer les roulettes de leur valise en One Foot Manual jusqu’au centre d’accueil où nous passons la fin de la journée à faire nos lits, manger, appeler nos familles, aller voir la mer sur les plages de Tarnos et essayer de dormir.

Le lendemain, Fabrice et Yorick, de la Tiki Surf School, nous attendent dès 8h30 pour bouger sur Hendaye, à deux pas de la frontière espagnole. Le petit-déjeuner vite avalé et le réfectoire nettoyé, nous partons à quatre camionnettes. À Hendaye, la plage est en plein centre-ville et les conditions optimales pour bien débuter en surf. Beaucoup réussissent à se lever sur leur planche dès cette première session. Les vagues ne sont pas trop grosses et le temps est idéal. La team profite également du lieu en improvisant des matchs de foot et d’ultimate. Midi, retour au centre. Après le repas, l’après-midi est consacré au sport. Autant dire que personne ne se fait prier pour dormir le soir.

Mercredi 30 avril, changement de décor : direction Capbreton. Juste au pied du C.E.R.S (Centre Européen de Rééducation du Sportif) qui a vu passer de nombreux champions toutes catégories. Espérons ne pas avoir à les appeler en urgence aujourd’hui. En effet, la mer est lourde, les courants forts et la pluie est de la partie. Les surfeurs grimacent quand ils remettent leur combinaison mouillée de la veille. Ils encaissent quand le sable les fouette violemment à cause des bourrasques de vent. Le décor est irréel : de nombreux bunkers datant de la Seconde Guerre mondiale jalonnent une plage dont les dunes ayant souffert des tempêtes de cet hiver, sont remaniées sous nos yeux à coup de bulldozers. La séance est difficile, mais les mines sont réjouies.

Nous partons ensuite sur un lac pour découvrir la pratique du paddle, sorte de grande planche de surf où il faut ramer pour avancer. Après un pique-nique au soleil, trois groupes partent successivement pour une petit balade sur un plan d’eau paisible aux conditions bien plus tranquilles que dans la matinée. Les deux groupes qui restent sur le rivage mangent des glaces, des gaufres et jouent au Mölkky, un jeu de quilles finlandaises. Le temps a été de la partie, beaucoup ont pris des coups de soleil, le rouge est la couleur dominante.

Jeudi 1er mai, jour de la fête du travail. Les surfeurs font grise mine, la fatigue se fait ressentir. Ils restent au centre le matin. Objectif détente et cours de météo avec Fabrice qui explique comment les vagues se forment et qui théorise sur quelques figures de surf. Après le repas, l’équipe se ressaisit. Il lui tarde de revoir l’Océan, boostée par cette approche théorique. Direction Capbreton aujourd’hui encore, où goofys comme regulars tenteront quelques aérials parfaitement exécutés. La mer fait maintenant partie de leur élément, ils ne font qu’un avec les vagues, ils ont acquis le sens de l’Océan.

Vendredi, jour du départ. Hors de question de s’en aller sans profiter jusqu’au dernier moment de la mer. Certains s’essayent au body-board, d’autres peaufinent leur style en surf. Tout le monde est à fond, bien conscient qu’il s’agit des derniers moments passés sur le sable. 11h, le groupe s’active pour rentrer au centre, se doucher, donner un dernier coup de nettoyage dans les chambres, manger et partir. Le voyage du retour paraît moins long qu’à l’aller. Beaucoup dorment, des choppys plein la tête. 20h30, le train entre en gare. On se dit au revoir, c’était bien, on reviendra.

 

Note : Avant de partir à Tarnos, les élèves des deux classes ont travaillé sur un cas concret de total-covering (décor de la totalité d’un véhicule) pour un des camions de Fabrice, responsable de la Tiki Surf School. Les projets que les élèves ont proposé ont été très appréciés. Beaucoup ont travaillé sérieusement en s’investissant avec motivation. Les résultats sont d’une grande qualité et certaines recherches ont été finalisées sur Illustrator et Photoshop par des élèves en 1CVB, partis à Tarnos l’année dernière eux aussi. Malheureusement, cet engouement nous a fait oublier le budget de notre client et les projets sont dans l’ensemble trop coûteux à réaliser. Peu importe, Fabrice roule quand même dans un beau camion de pompier et les élèves ont apprécié de travailler sur un projet réel.